Affichage des articles dont le libellé est Dark Fantasy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dark Fantasy. Afficher tous les articles

jeudi 16 octobre 2014

Les Salauds Gentilshommes

Les Mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch
Les Salauds Gentilsommes n°1
Editions Bragelonne

  Pour ma toute première chronique, j'ai choisi de vous présenter ce premier opus d'une saga qui s'annonce fort prometteuse. Mais tout d'abord, POURQUOI ce choix ?
C'est vrai, qui ne s'est jamais retrouvé dans la situation insoutenable de ne pas réussir à se décider, devant une étagère de livres tous aussi attrayants les uns que les autres ? Tel était mon cas, un beau matin, dans ma petite bibliothèque locale.

Heureusement, les éditeurs pensent à nous, pauvres indécis, et voici donc l'une des raisons pourquoi ce bouquin et pas un autre :

  Voilà qui est dit! Ce sacré George -auteur, rappelons-le, de la saga omniprésente ces temps-ci du Trône de Fer- m'avait déjà conseillé de lire la saga de Robin Hobb, et je n'ai pas eu à regretter d'avoir écouté la voix de ce brave homme.
Oh, et puis aussi, comme je suis d'une superficialité assumée, la couverture a fini de me convaincre: une silhouette accroupie sur un pilotis, une cité sur l'eau, une atmosphère sombre et mystérieuse... D'ailleurs sur ce point, l'édition anglaise est à mon avis plus réussie que celle de Bragelonne, même si, il est vrai, elles se ressemblent.


  Alors, ce fameux bouquin, de quoi parle-t-il donc ? Il ne se limite pas à une simple couverture, que diable ! 
  Locke Lamora est un voleur, mais pas un vulgaire tire-laine : avec ses compagnons, les Salauds Gentilshommes, il dévalise impunément les riches. Seulement voilà, le temps des emmerdes est arrivé et il a pour nom le Roi Gris. Alors que Lamora et ses comparses sont sur un coup préparé au poil de cul près (la routine, vraiment), ils vont être confrontés à un jeu mortel qui les dépasse et menace de détruire tout ce qu'ils ont accompli…

  Ce premier tome fut un véritable bonheur à lire, il m'a captivée de bout en bout. Il n'y a vraiment aucune longueur, aucun temps mort pour le lecteur, grâce à une construction du récit extrêmement bien organisée. Le récit est régulièrement interrompu par des interludes qui dévoilent petit à petit au lecteur des éléments du passé des personnages. Et puis, l'histoire est captivante : elle regorge de rebondissements et de surprises.

Source: http://akru.deviantart.com/
  Lire ce livre, c'est plonger dans un univers fascinant, dans la cité de Camorr, son réseau de crime organisé, ses cultes (le QG des Salauds se situe dans un temple), ses coutumes cocasses agrémentées de requins (des requins, les enfants ! Que faites vous encore là, alors que vous devriez déjà être en train de vous précipiter dans la librairie la plus proche pour acquérir cet item fabuleux?!)… Et n'oublions pas l'humour ; des dialogues sont vivants, souvent agrémentés de sarcasmes qui réjouissent le lecteur.

  Ce premier opus de la saga des Salauds Gentilshommes m'a laissé un souvenir extrêmement positif, c'est une histoire qui m'a tenue en haleine du début à la fin. J'ai ris -ricané, souvent-, j'ai retenu mon souffle une bonne centaine de fois, failli pleurer une fois ou deux. Que du bon, j'vous dis.
  Ce fut ma bonne surprise de l'été, et c'est avec un enthousiasme certain que je m'apprête à lire la suite, à savoir Des horizons rouge sang (éditions Bragelonne).


Horns

FABLE MODERNE.

  Horns, voici un film qui porte bien son nom. Décidément Alejandro Aja a une passion dévorante et brûlante pour tout ce qui touche au monde démoniaque. Il a notamment signé La colline a des yeux (2006) ou encore Mirrors (2008). 
Que voir dans ce film si ce n’est l’adaptation moderne d’une fable tout droite tirée des entrailles de la Terre ? Dès la première séquence, aucun doute possible, nous allons vivre une saison en enfer. Entre jeux subtils de caméra et focus inquiétants, nous plongeons dans les abîmes en même temps que notre infortuné héros (ou devrait-on dire apprenti démon). 


  Le speech : Ignatus Perrish, jeune DJ prometteur, amoureux de Merrin depuis sa plus tendre enfance se réveille un matin accusé du meurtre sauvage de cette dernière. Tout l’accuse et pourtant… Un trou béant s’empare de son cœur et bientôt d’étranges protubérances apparaissent sur son front. D’où viennent ces cornes ? Sont-elles le signe de sa culpabilité ou des attraits magiques ? Rythmé par le son psychédélique de l’inimitable David Bowie, Ig va tenter de découvrir la vérité même si parfois certains secrets devraient rester enfouis.


  Nous retrouvons donc dans cette fable vue sous le kaléidoscope du mystère et du mysticisme, une Juno Temple qui campe un avatar de Salomé en danseuse aux sept voiles, un Daniel Radcliffe bluffant en apprenti démon et Max Minghella (notamment vu dans Agora du talentueux Alenjandro Amenábar, réalisateur entre autre du film Les Autres) en ami dévoué quoi que… Bref, ce film est un pur moment de détente (et un grand bravo pour la bande-son !).
  Et si en fin de compte tout ne se rattachait qu’à un souvenir, un signe, première manifestation d’un lien indéfectible et quasi magique ?


Et bien sûr, si ce n’est déjà fait, courrez acheter le livre dont le film est adapté : Horns de Joe Hill (fils du ô combien célèbre Stephen King, ça explique bien des choses dis-donc…).
Je laisse le bon soin à mon acolyte Oly de vous faire un topo sur le « Livre-source »...


    Horns, un film de Alejandro Aja, sorti en salles depuis le 1er Octobre 2014

jeudi 7 novembre 2013

CCCM 1: La Cité des Ténèbres

  Hello visiteur, toi qui es devant ton écran à te demander: "Mais que veut dire CCCM?", et bien sache désormais que CCCM veut dire "Coup de Cœur Commun du Mois". 
En effet, tes fidèles hôtes, Oly & Séri se sont gentiment donner la main (ou la souris de l'ordinateur, à toi de voir) pour se mettre une fois par mois d'accord sur un sujet d'actualité (musique, livre, film, expo et même pâtes au beurre). 
Nous commencerons donc avec le coup de coeur de Novembre: La Cité des Ténèbres/ The Moral Instruments.


Alors, petit curieux, prêt à découvrir deux points de vue pour le prix d'un? Go!